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En naviguant sur certains blogs dédiés à la vape ou lorsque les médias d’information généralistes en parlent, le terme « effet passerelle » revient souvent. Une théorie qui pousse à penser que vapoter incite, notamment les jeunes, à fumer.

Bien que de nombreuses personnes ne sachent pas vraiment ce que signifie l’effet passerelle, il est évident que lorsque dans une même phrase vous retrouvez ce terme et « cigarette électronique », ce n’est pas vraiment pour faire des éloges sur cette dernière.

Selon cette théorie, la cigarette électronique incite au tabagisme

La théorie « effet passerelle » prétend que l’e-cigarette serait une manière d’inciter, principalement les jeunes qui ne fument pas à consommer du tabac, voire même d’autres drogues pour certains. Cet argument est un refrain que chantent souvent les anti-vapes pour discréditer le vapotage et pouvoir même établir des règles très strictes à son égard.

En Australie et aux États-Unis, cette théorie a été utilisée comme raison pour restreindre certaines saveurs dans les e-liquides, ou encore pour en interdire les ventes.

Afin d’en avoir le cœur net, mais aussi de voir si l’effet passerelle est réellement fondé ou si c’est juste des allégations pour faire peur aux vapoteurs, cet article vous apportera quelques éclaircissements sur le sujet.

Cette théorie date d’il y a 70 ans

Bien que le terme d’« effet passerelle » n’ait été régulièrement entendu que depuis l’apparition de la vape, il faut savoir que cette théorie ne date pas d’hier. En effet, cela fait maintenant 70 ans qu’il existe et c’est un terme pour exprimer le potentiel lien entre la consommation des drogues légales, telles que l’alcool et le tabac, et des drogues illégales telles que l’héroïne et le cannabis.

« Effet passerelle », « Gateway effect », « Porte d’entrée », ces termes sont souvent utilisés pour dire que l’utilisation de la cigarette électronique pourrait inciter les non-fumeurs à fumer ou à consommer de la drogue.

Pour soutenir cette théorie, les « observations » suivantes ont été présentées :

  • La cigarette électronique est une forme cachée du tabac et peut donc conduire à le consommer
  • En raison de la diminution des ventes, l’industrie du tabac se sert de la vape pour que la nouvelle génération soit accro au tabac
  • Les jeunes qui vapotent sont de plus en plus nombreux

Et pourtant il suffit d’examiner d’une manière superficielle le monde du vapotage et des études scientifiques pour dire que ces arguments ne sont pas fondés. L’univers de la vape comprend majoritairement des fabricants d’appareils et e-liquides indépendants. Ils ont débuté en étant de simples passionnés et se sont très vite développés à partir du succès de cette méthode pour arrêter le tabac.

Dans certains pays anglo-saxons, tout comme en France, Juul, une filiale du groupe Altria qui n’est autre que le propriétaire des marques Philip Morris et Marlboro, possèdent 75 % des parts de marché du pod. Actuellement, cette marque est en procès contre de nombreux pays en raison de publicités qui ciblent les mineurs.

Comme la publicité pour les e-cigarettes, Juul est également interdite en Europe, mais la situation des États-Unis ne peut pas être transposée à la France. Cependant, l’allégation d’une augmentation de la vape chez les jeunes n’est pas non plus fondée dans ces pays, puisque les études sont généralement axées sur le nombre de jeunes expérimentant la vape durant le mois, mais pas sur ceux qui vapotent au quotidien.

Il est cependant à noter que la hausse constante des chiffres qui semble alarmante est tout à fait normal, puisqu’il y a 15 ans la vape n’existait pas et donc son taux part de 0. D’un autre côté, cela ne signifie en rien qu’il s’agit d’une consommation répétitive qui expliquerait une addiction à la nicotine ou autres composants du vapotage. Et, même si cela s’avérait vrai, nicotine n’est pas synonyme de tabac.

Bien que la nicotine soit extraite de cette plante, celle présente dans la majorité des e-liquides est purifiée et respecte les normes médicales. Autrement dit, la nicotine des cigarettes électroniques est similaire à celle présente dans les substituts tels que les gommes à mâcher ou les patchs.

À l’inverse de ce que les médias ou encore certaines études financées par Big Tobacco prétendent, la vape n’est pas un produit dérivé du tabac.

Il n’y a pas d’effet passerelle du vapotage

Ce qui est sûr, c’est que là où la vape rencontre du succès, le tabagisme recule. Ce qui n’est pas vraiment le cas dans les États qui ont adopté des conditions restrictives vis-à-vis de l’e-cigarette. Dans ces pays, le nombre de fumeurs augmente. Les vapoteurs, qui ont été d’anciens fumeurs, retournent à la cigarette classique et les jeunes préfèrent expérimenter le tabac à la place de la vape. En d’autres termes, l’effet passerelle ne tient pas la route.

Il suffit de prendre exemple sur les jeunes, qui sont au cœur du débat. En 2017, l’ESCAPAD a effectué une étude qui a indiqué qu’en France, 1,9 % des jeunes sont des vapoteurs au quotidien et que la majorité était fumeurs avant d’expérimenter la vape.

L’Angleterre, qui au monde est la plus libérale sur le vapotage, a récemment autorisé une éventuelle prescription du vapotage comme méthode de sevrage. Un rapport gouvernemental datant de 2018 a révélé que 4,2 % seulement des vapoteurs n’ont pas été des fumeurs avant. Alors, certes la vape peut attirer des non-fumeurs, mais elle ne les pousse pas pour autant à fumer. Dans d’autres états, ces chiffres se confirment également.

En France, dans une étude en 2020, que l’INSERM a effectuée sur plus de 40 000 jeunes de 17 à 18 ans, il a été affirmé que s’orienter vers la vape et non la cigarette classique permettrait de réduire de 42 % les chances de devenir un fumeur au quotidien.

Qu’en est-il en poussant plus loin la recherche sur la vérité ?

Bien que les arguments ne soient pas totalement fondés, il est tout de même à rappeler que la nicotine est addictive et que les arômes des e-liquides sont notamment attractifs. Il n’est pas rare d’entendre ces deux arguments dans un débat sur la vapote.

En cherchant une réponse plus précise et plus claire, il faut parcourir un vrai parcours du combattant.

En consultant les diverses études scientifiques et travaux portant sur le vapotage, vous verrez que les conclusions sont souvent contradictoires. Bien que certaines études indiquent qu’il n’existe pas, d’autres tels que le rapport Scheer le garantissent, sans preuve d’appui, ou avec des preuves tirées d’une méthodologie laxiste, que la communauté scientifique renie plus tard.

Un autre point complexe gêne l’étude de ce sujet : celui de la mise en place de méthodes expérimentales pour évidemment des raisons d’éthique. Il faut dire qu’un bon nombre de facteurs sont en jeu. Les personnes qui ont expérimenté le vapotage auraient toutes fini par fumer en raison d’un entourage fumeurs, ou si la vape n’avait pas fait son apparition, ces personnes auraient directement essayé le tabac.

En conclusion, jusqu’ici aucune étude scientifique n’est en mesure de certifier que le vapotage est une méthode qui mène au tabagisme. Contrairement à cela, les études sérieuses font la conclusion que pour la vape, l’effet passerelle n’existe pas.

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